Les récentes mesures adoptées par le gouvernement fédéral belge dans le cadre de la loi-programme, à l’instar de ce qui se passe ailleurs en Europe, voire dans le monde,creusent un peu plus le fossé entre les élites économiqueset les citoyens ordinaires. Au lieu de protéger les travailleurs, ces décisions tournent le dos aux acquis sociaux,privilégiant toujours davantage le capitalisme au détrimentdu bien-être collectif.
Dans ce contexte, il est impératif que GAZELCO joue un rôle mobilisateur, encourageant les travailleurs, pensionnés et toutes les personnes concernées à se rassembler, s’organiser et agir.
Sans intensification des luttes sociales dans les semaines à venir, des décisions défavorables issues de l’Arizona – accusée d’un alignement sur une politique néolibérale – risquent de se concrétiser, mettant à mal les pensions,
la sécurité sociale et les droits des travailleurs. La gauche met en garde : cette politique remet en cause des décennies de conquêtes sociales au nom de la compétitivité.
Pourtant, le combat pour des salaires dignes, l’égalité des genres et la reconnaissance du travail est le fruit de luttes pendant des siècles.
Aujourd’hui, le patronat s’adapte aux logiques du capital ; ce sont donc les travailleurs qui doivent continuer à riposter, collectivement.
Sur le plan national, la loi-programme votée en juillet a instauré des mesures ignobles : la réforme du chômage avec limitation des allocations à deux ans dès 2026. Le gouvernement annonce aussi une réduction de 1,5 milliard € dans la sécurité sociale via la généralisation des jobs étudiants et flexijobs.
Par ailleurs, l’accord de gouvernement 2025-2029 introduit de nouvelles flexibilisations : annualisation du temps de travail, élargissement du travail de nuit et des heures supplémentaires défiscalisées. Ces bouleversements alimentent une colère sociale croissante et motivent les mobilisations.
À cela s’ajoutent les tensions visibles dans la rue : le 25 juin 2025, une manifestation nationale à Bruxelles a ras semblé les travailleurs de tout le pays contre les mesures « antisociales » du gouvernement Arizona.
Nous appelons à la mobilisation collective : en septembre pour la Wallonie, en octobre à l’échelle nationale.
Dans cette période de grisaille sociale, des signaux positifs dans notre secteur méritent cependant d’être soulignés :
• Grâce à l’expertise et à la ténacité de GAZELCO, une CCT sur les tarifs ACT a été négociée, offrant des conditions plus favorables aux concernés, en lien avec la flambée des prix de l’énergie.
• La prolongation de dix ans des réacteurs T3 et D4 constitue une bouffée d’oxygène pour l’emploi en Commission Paritaire 326, tout en renforçant notre indépendance énergétique.
• Concernant l’amélioration du plan de pension pour les NCT, la mobilisation reste cruciale. Des assemblées du personnel se tiendront début septembre dans les entreprises du secteur. Bien que GAZELCO n’ait pas obtenu pleine satisfaction, les travailleurs décideront et auront le dernier mot.
CONCLUSIONS RÉFLÉCHIES
Solidarité comme bouclier : face à une loi-programme qui menace les droits sociaux, la mobilisation collective et la cohésion syndicale sont plus que jamais essentielles.
Positionner la lutte sur le plan international : défendre les travailleurs, c’est aussi résister à l’impérialisme économique et aux violences géopolitiques.
Résister stratégiquement : les avancées obtenues grâce à GAZELCO montrent qu’un contrepouvoir efficace existe, même dans un contexte adverse.
GAZELCO, par son engagement, se pose en phare progressiste, capable d’éveiller les consciences et d’alimenter les combats à venir. Le défi est immense, mais la détermination doit l’être davantage : c’est ensemble que s’inventeront de nouveaux horizons de justice sociale.
Comme le rappelle l’adage : « celui qui se bat peut perdre ; celui qui ne se bat pas a déjà perdu ».
Vincent FRANCO, Président fédéral.
Romain WIJCKMANS, Secrétaire fédéral.




