LA PENSION EXTRA-LÉGALE NCT : NOTRE COMBAT

Depuis quatorze mois, le dossier relatif au plan de pension destiné aux travailleuses et travailleurs relevant des nouvelles conditions de travail (NCT), mobilise intensément GAZELCO.

Quatorze mois d’échanges, de reports et d’espoirs déçus, qui démontrent l’attitude d’un banc patronal totalement déconnecté du terrain.

Malheureusement, il apparaît désormais évident que ce parcours semé d’embûches est loin d’être terminé.

À la suite du dépôt d’un préavis de grève, engagé fin septembre 2025, GAZELCO a repris depuis le 11 octobre, toute sa liberté d’action dans ce dossier.

Ce dépôt était indispensable pour sortir d’un immobilisme devenu intenable et pour redonner une voix forte aux travailleurs concernés. C’est dans ce cadre que des actions ont déjà été menées dans plusieurs entreprises du secteur.
Ces mobilisations avaient un objectif clair : rendre visible le profond désaccord qui s’exprime face à l’évolution du dossier, ainsi que la volonté collective de ne plus accepter le détachement moral des patrons dans cette matière.

Le jeudi 13 novembre, une nouvelle réunion de concertation s’est à nouveau tenue sur ce sujet. À l’issue de celle-ci, un énième projet patronal révisé a été transmis par écrit.

Celui-ci comporte une proposition d’augmentation marginale des contributions patronales pour la constitution de la pension extra-légale.

Les employeurs ont également présenté un dispositif prétendument destiné à répondre à notre revendication majeure relative à la garantie d’un rendement financier sur les réserves individuelles constituées par les travailleurs.
Cependant, ce mécanisme ne concernerait que les travailleurs des opérateurs historiques sous le plan Enerbel (géré par Contassur), excluant ainsi l’ensemble des autres travailleurs du secteur, mais créant ainsi une inégalité sociale que nous ne saurions cautionner.

Selon leur proposition, cette garantie de rendement serait applicable à partir de 57 ans, et offrirait une protection contre les pertes liées aux rendements négatifs. Mais cette garantie serait mise en place par un auto-financement des travailleurs eux-mêmes, ceci via une ponction sur les rendements positifs des investissements de leurs réserves acquises.

GAZELCO ne peut s’inscrire dans l’idée que les travailleurs paient en partie leur propre amélioration !
De plus, cette prétendue garantie se ferait également par un transfert de moyens depuis le régime de pension des travailleurs « anciennes conditions de travail » (ACT).
Autrement dit, un système de vases communicants entre travailleurs, où les droits de certains serviraient à financer la sécurité d’autres. Cette logique, profondément contraire aux principes de solidarité réelle, est tout aussi inacceptable.
Les travailleurs ne peuvent et ne doivent jamais être mis en concurrence pour financer eux-mêmes des garanties que les employeurs refusent d’assumer.

Plus préoccupant encore, le banc patronal considère unilatéralement être arrivé au terme des négociations. Il conditionne ses propositions, menace de les retirer, et exige explicitement l’arrêt de toutes les actions collectives. Ce chantage constitue une atteinte directe au droit fondamental d’action collective ou de réaction sociale, et révèle une conception du dialogue incompatible avec l’ambition véritablement progressiste de notre organisation.

Conformément à son mandat et ses principes, GAZELCO a rappelé aux représentants patronaux que ce projet global est encore très éloigné des attentes légitimes des travailleurs. Une prochaine concertation devrait se tenir le jeudi 20 novembre, à laquelle GAZELCO pourrait participer, dans la mesure où les conditions de la négociation seront respectées.

Entre-temps, nos mots d’ordre demeurent inchangés et la mobilisation reste possible dans toutes les entreprises du secteur. Tant que des propositions justes ne seront pas mises sur la table, GAZELCO poursuivra son engagement déterminé pour défendre les droits sociaux de toutes et tous.

Romain WIJCKMANS
Secrétaire fédéral GAZELCO

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